22/09/2010

3. Les résolutions

3.0. Réduire la polymorphie du wallon

 

     Dans 'On walon po d'mwin' (Hendschel,1990,14), les formes lexicales standard doivent répondre au 'critère d'acceptabilité formelle': la forme unifiée doit à juste titre 'ressembler' à ce à quoi on est habitué dans le dialecte, elle doit répondre à la conception que se font de leur langue leurs locuteurs. Il faut ajouter qu'une grande majorité de Wallons s'exprimant ou comprenant le wallon, partiellement ou non, n'a jamais lu un mot de wallon et est plus habitué aux règles orthographiques françaises dont il faudra, semble-t-il, tenir compte dans un premier temps.  La tentation est également grande de favoriser le centre-wallon, qui peut être compris par tous les Wallons, et d'évaluer la répartition de la population wallonne suivant les dialectes.  Des 4 dialectes wallons, l'est-wallon avec le bassin liégeois et Verviers, et l'ouest-wallon avec le pays de Charleroi, sont certainement ceux qui trouvent de loin le plus de locuteurs potentiels, suivis du centre-wallon (Namur, Basse-Sambre, Andenne) et, loin derrière, le sud-wallon.

 

     Suivant tous ces critères, la solution idéale semble celle prise par Jean Germain, chercheur à

l' UCL, qui prône une langue composite avec 2 ou 3 dominantes pour 'être plus aisément reconnue comme représentative des divers dialectes et mieux acceptée par un plus grand nombre.'  (Germain, 1989,216)  Les variétés plus centrales (en l'occurrence ici Liège et Namur) seraient destinées à marquer le wallon standard de leur empreinte davantage que les autres parlers. (id.,218)  Ils devraient contribuer à la construction lexicale du wallon.  Les synonymes seraient conservés pour éviter de trancher entre 2 lexèmes différents: pwate et uch, odjoûrdu et oûy, quétefîye et moutwè, ...    

 

 

13:24 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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